Là où je suis bien, là est ma patrieUne fresque romaine puissante, intime et bouleversante, où l’Histoire rencontre le destin d’un homme — depuis l’Italie jusqu’aux terres du Nord de la France.« Là où je suis bien, là est ma patrie. » Cette phrase de Cicéron ouvre le récit de Romulus Tarentinus, fils d’un soldat anonyme devenu héros malgré lui. À travers les mots laissés par son père, Romulus remonte le fil d’une vie marquée par la misère, la guerre, la loyauté et la quête d’un nom, d’une identité.Son père, Tiberius Tarentinus, né sans rien, sans même un patronyme véritable, choisit à dix-sept ans de rejoindre les légions de Jules César. Ce choix instinctif, presque désespéré, le propulse au cœur des plus grandes batailles de la République romaine : la faim, la poussière, la peur, la fraternité, la violence sacrée de Pharsale… Dans ces pages vibrantes, il raconte la guerre telle qu’elle fut : brutale, suffocante, déchirante. Mais aussi la transformation d’un simple plébéien en citoyen romain, grâce aux réformes de César puis d’Auguste.Au fil de sa vie de soldat puis de vétéran, son destin le mène des terres italiennes jusqu’aux confins du Nord de la Gaule, là où Rome étend son influence. De campements en marches forcées, il traverse la Gaule Belgique, gravit les hauteurs de Cassel, avant de rejoindre Tervanna (Thérouanne), cité stratégique et carrefour des peuples. C’est là, sur ces terres du Nord balayées par les vents, que son histoire trouve un ancrage nouveau et que son fils Romulus, héritier de ce parcours, inscrit à son tour sa propre mémoire.Entre souffle épique et introspection profonde, ce roman historique nous plonge dans la vie d’un homme qui, par le glaive et la volonté, a conquis ce que Rome refusait aux siens : une place, un nom, une patrie. Un récit vibrant, documenté, humain, qui interroge la mémoire, la filiation, le courage et le prix de la liberté depuis Rome jusqu’aux terres du Haut-Pays.