Se dessine ici la géographie de mes territoiresAu début je n’habitais pas làj’étais ailleurs dans la langueorigine des origines écartelées dans la mémoire je cherche ma trace, entre les motschaque respiration amène un silence sur la page, alors souffle presque coupé pour avancer encore – un peudésir à la dérivemusique de la chair qui t’aspire, te ballote et puis te jette là, abandonnée, vieil os de seiche sur le sablele sens s’égare et la musique se coule – dans la peau – la pulpe – les tendons – les osles mots se cognent à ces images fugaces qui échappent au saisissement mais laissent une trace ténue, qui tremblotte et finit par s’évanouircomme l’œil ébloui garde, une fraction de seconde, l’empreinte de la fulgurancereste alors quelque chose qui ressemble au souvenir