«?Dans les jours suivants, je me présente à la maison d’arrêt de Valenciennes. Le surveillant qui se trouve à la porte d’entrée me reçoit très gentiment, s’occupe de m’avoir des dossiers d’inscription et me les remet avec quelques conseils. En fait, je passe près d’une heure dans cet établissement?: il est vraiment sympathique, il me fait même rencontrer le chef de la maison d’arrêt qui, à son tour, m’explique ce que fait un surveillant et m’encourage à ne pas hésiter à présenter le concours.?»Il a commencé comme surveillant pénitentiaire en 1981 pour terminer comme directeur en 2018. En retraite, il a repris ses études universitaires, finalisées par plusieurs masters, et a ensuite décidé d’écrire sur son parcours en prison durant ces presque quarante années de service. Car la prison n’est ni l’école du crime tant dénoncée de toutes parts depuis quelques années, ni le monde des bisounours, mais un juste milieu?: ni tout à fait violent ni tout à fait rêveur. Il décrit ce qu’il a vécu sans exagérations, sans affabulations?: juste ce qu’il a vécu et ce que vivent ses collègues?– la vérité de la prison, simplement.