Elle, lui, cet autre-là, et elle ici encore... Ils sont 48, je les ai fautographiés l'un après l'autre. Ce sont eux, mais pas complètement.Ils ont pour eux un trait d'universalité, un regard, un mot, une phrase, un comportement, une attitude, peu importe. Il a suffi de ce petit déclencheur pour pousser l'écriture dans les replis de ma sensibilité afin qu'un texte se fabrique.A chaque fois que j'ai trouvé qu'il y avait matière à écrire, mon coeur a très légèrement sursauté pour informer mon esprit qu'un chemin de mots se constituait et qu'un portrait allait tôt ou tard se faire croquer.Je me suis astreinte à une forme unique, une page chacun, pour me frotter à leur intimité et écrire intensément.Nous sommes tous successivement ou concomitamment certains d'entre eux ou chacun d'eux. Positifs, négatifs, tristes, confus, solaires, apeurés, enthousiastes, la palette est infinie.