« En fait, je ne sais pas comment raconter son histoire. Ça fait si longtemps que je n'ai plus ressassé ses confidences. Je pars au grenier, à la recherche de ses cahiers, de ses carnets intimes. Dans mon vieux cartable d'écolière, j'y ai tous mes documents les plus précieux ; je fouille un peu. Il est là, poussiéreux, au cuir limé ; je l'ouvre. Ils sont là, vestige d'une vie morcelée ».À travers une narration à la fois fragile et déterminée, Saraï Borovsky explore les cicatrices laissées par l'inceste et la violence psychologique, des blessures souvent masquées quand elles sont infligées par des femmes. Rachel Muller, en libérant la parole de Flô, ose briser le silence pour protéger les générations futures. Un roman nécessaire, qui interroge : en 2026, sommes-nous véritablement capables d'entendre et d'agir ?Saraï Borovsky, née en 1969 en Normandie, a traversé la vie entre engagement social et passion littéraire, comme si les mots étaient son souffle et sa boussole. Après des études en lettres, elle consacre sa carrière à autrui, tout en griffonnant, depuis toujours, des vers et une prose sincère, presque murmurée. La poupée de babouchka, son premier roman, est le fruit d'un labeur acharné de vingt ans, entièrement repensé depuis 2019 pour en faire l'oeuvre poignante et aboutie qu'elle est aujourd'hui.