Il en faut des kilomètres de soie - la fibre humaine. Pour redevenir maître de moi lorsque la vie est pesante. Car mon remède est de partager mon métier à tisser. Je laboure mon cerveau pour y semer des graines de poèmes. Équilibriste des mots, je me soigne par l'écrit qui déchire l'atmosphère. J'ai beaucoup d'ombres qui cherchent à m'effacer, je donne alors dans le sombre pour les chasser.