200 ans de liberté
Le 15 janvier 1826, un nouveau journal paraît. Quatre pages imprimées. Le nouveau-né s’appelle Le Figaro, il est « satirique, spirituel et batailleur », à l’instar du célèbre barbier de Beaumarchais à qui il doit son nom.Les soubresauts de l’Histoire le secouent, les régimes politiques successifs le menacent, les propriétaires passent… Le Figaro, fragilisé parfois, renaissant toujours, se transforme en quotidien ; il s’étoffe, il raille, ferraille, défend, il informe surtout – l’une de ses fameuses devises ne fut-elle pas : « La vérité quand même ! » – et devient, au fil des décennies, un titre puissant et libre.Étienne de Montety vous convie à un passionnant reportage historique, politique, littéraire et mondain, qui court sur deux siècles, de l’exil de Charles X à la réhabilitation de Dreyfus, du procès des Fleurs du mal de Baudelaire à l’incendie de Notre-Dame en passant par le premier homme sur la Lune et la chute du mur de Berlin.Les archives du journal sont ouvertes (près de 700 documents reproduits), les grandes plumes – George Sand, Proust, Colette, Mauriac, Jean d’Ormesson et, plus inattendus, Zola, Sartre et Steinbeck – et les dessinateurs les plus éminents – Caran d’Ache, Forain, Faizant, Sempé – sont convoqués afin de raconter le quotidien et ses magazines au travers des hommes qui les ont faits. Comme le notait déjà le journaliste Émile Gaboriau, en 1861, à propos du Figaro : « Avec de semblables documents, on n’écrit pas l’histoire, mais on la comprend et surtout on reconstruit une société. »