L’œuvre du philosophe Saint-Simon se situe à la source des idéologies des XIXe et XXe siècles : socialismes, libéralismes, républicanisme, saint-simonisme, positivismes, technocratisme, etc. Le seul « isme » que l’auteur a créé et défendu est celui d’industrialisme.Cet ouvrage, issu du colloque du Bicentenaire de la mort de Saint-Simon tenu sous la direction de Pierre Musso, montre la richesse et la cohérence de cette œuvre majeure. Elle a ouvert tous les possibles.Trop longtemps perçue comme un ensemble de brochures ou de textes inachevés, cette œuvre demeure une mine d’idées neuves, y compris deux siècles plus tard. C’est ce que souhaitait Saint-Simon lui-même qui s’est qualifié de « novateur ». Parce qu’il ne cessa d’inventer, de créer et de produire des idées et des concepts, il a pu devenir le « fondateur des fondateurs ».Cet ouvrage permet aussi de revisiter les liens du saint-simonisme et du positivisme nés de Saint-Simon. Il est divisé en deux parties : la première porte sur l’œuvre de Saint-Simon, la seconde sur ces proches héritiers, Auguste Comte et les saint-simoniens.