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Mots. Les langages du politique, n° 128/2022

GABORIAUX CHLOE RAU, Gaboriaux Chloé, Raus Rachele, Robert Cécile, Vicari Stefano
Date de parution 14/04/2022
EAN: 9791036205521
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Le choix du multilinguisme dans les organisations internationales implique un travail constant – et coûteux – de traduction et d'interprétariat, dont les répercussions politiques sont encore trop souvent sous-estimées. Ce sont ces dernières que le pr... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurENS LYON
Nombre de pages214
Langue du livreFrançais
AuteurGABORIAUX CHLOE RAU, Gaboriaux Chloé, Raus Rachele, Robert Cécile, Vicari Stefano
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution14/04/2022
Poids3 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)1,20 x 15,00 x 23,00 cm
Le choix du multilinguisme dans les organisations internationales implique un travail constant – et coûteux – de traduction et d'interprétariat, dont les répercussions politiques sont encore trop souvent sous-estimées. Ce sont ces dernières que le présent dossier vise à éclairer, dans une perspective pluridisciplinaire. Les contributions qu'il rassemble confirment, s'il était besoin, que la traduction n’est jamais neutre et que l’anglais – dans sa version globalisée – tend à s’imposer en dépit des proclamations de principe en faveur de la diversité linguistique. Mais leur apport va au-delà de ce constat. Qu’elles s’inscrivent dans les sciences du langage ou dans la science politique, elles montrent en effet très concrètement comment l’anglais internationalisé – et avec lui un système de valeurs et de domination – devient hégémonique, en s’intéressant moins aux manifestations les plus évidentes de ce processus qu’aux mécanismes peu visibles parce que routiniers et/ou dépolitisés qui le soutiennent.Le choix du multilinguisme dans les organisations internationales implique un travail constant – et coûteux – de traduction et d’interprétariat, dont les répercussions politiques sont encore trop souvent sous-estimées. Ce sont ces dernières que le présent dossier vise à éclairer, dans une perspective pluridisciplinaire. Les contributions qu’il rassemble confirment, s’il était besoin, que la traduction n’est jamais neutre et que l’anglais – dans sa version globalisée – tend à s’imposer en dépit des proclamations de principe en faveur de la diversité linguistique. Mais leur apport va au-delà de ce constat. Qu’elles s’inscrivent dans les sciences du langage ou dans la science politique, elles montrent en effet très concrètement comment l’anglais internationalisé – et avec lui un système de valeurs et de domination – devient hégémonique, en s’intéressant moins aux manifestations les plus évidentes de ce processus qu’aux mécanismes peu visibles parce que routiniers et/ou dépolitisés qui le soutiennent.