La Rome païenne ne s'est pas éteinte sans combattre. Entre Constantin et Théodose, tandis que l'Empire devient chrétien, une dernière génération de philosophes, d'orateurs et de sénateurs refuse l'abandon des anciens dieux. Julien l'Apostat, Celse, Symmaque ou Libanios tentent encore de sauver les mythes, les temples et la grandeur romaine. Dans La Réaction Païenne (1934), Pierre de Labriolle, professeur au Collège de France, restitue cette ultime résistance avec une érudition lumineuse et une rare élégance. Ni pamphlet chrétien ni apologie païenne, ce livre magistral éclaire le choc de deux mondes et le destin des civilisations qui pressentent leur fin.