Un chablis, c'est un arbre que la neige, la tempête ou la vieillesse ont couché — sans que l'homme y soit pour rien. Étienne Vaunac fait de ce nom une métaphore de notre condition et compose 84 pages d'imprécations en quatrains : une poésie terre à terre, un « humanisme de l'humus », dressée contre « les grandes mutations géocidaires » de notre monde (Michel Deguy). Trois chants, placés sous le nom des trois Érinyes — Alecto, Mégère, Tisiphone. La ponctuation se réduit à la virgule, le poème devient sentence. Et le regard, obstinément tombal, choisit le sol plutôt que les étoiles.