Peintre établi à Val-de-Reuil, dans la vallée de la Seine, Gérald Kerguillec est reconnu pour sa peinture de paysages, ceux qu’inspire en priorité la nature, ce qu’il nomme en passant ses «?lieux communs?»?: la terre et les ciels, les nuages et les eaux dormantes, le littoral et la mer ou encore des pierres, autant de figures d’origine «?naturelle?», une offre plastique que viennent rythmer, minoritaires, quelques séries de travaux consacrées aux oiseaux.Pourquoi le choix du paysagisme?? Parce que l’artiste est un enfant du pays de Caux, où il a vécu jusqu’à l’adolescence et comme tel quelqu’un qui a baigné, son temps de formation, dans un univers naturel peu encombré où domine la nature?? Ou parce qu’il vit une partie de l’année en Bretagne intérieure, dans un même écosystème rural et campagnard?? La validité de ce type d’arguments, serait-elle envisageable, n’est pas assurée. Pour cette raison d’abord?: Gérald Kerguillec, avant tout peintre d’atelier, n’exerce jamais sur le motif. Ses paysages, exclusivement, sont mentaux, entendons par là, inventés, psychologiques et non en droite ligne inspirés de la physique du monde ou structurés en vue de reproduire cette dernière.