Cette première monographie consacrée au peintre figuratif suisse Michael Rampa propose une traversée de son œuvre jusqu’à aujourd’hui, organisée en quatre cycles marqués par des débuts, des fins et la possibilité du retour. Le parcours s’ouvre sur les tentatives de représenter la montagne, mais celle-ci se dérobe, ne subsistent que des monticules aux formes étranges. Vient ensuite la promenade dans des jungles luxuriantes, peintes à l’aquarelle ou à l’huile, qui invitent à une profusion de récits. S’ouvre alors une réflexion sur les non-lieux, comme une parenthèse?: le vide vient creuser la matière, le blanc s’impose, gagne toute la pratique picturale. Le livre s’achève par un retour à la peinture sur toile après un long passage par l’aquarelle. Refranchir ce seuil signifie retrouver la magie propre à l’huile?: ce face-à-face avec la surface du tableau, tout autant obstacle que surface de projection. Entre ces différents moments, deux éclairages viennent ouvrir d’autres perspectives?: l’un consacré aux thèmes mystiques de l’artiste, l’autre à sa pratique du dessin. Un entretien clôt le parcours, laissant affleurer de nouvelles pistes, comme autant de lumières à venir.