Des poèmes fleurs de peau comme une traversée. Un voyage. Avec l’écriture pour rivage. Entre douceur et violence. Entre espoir et colère. Entre fragilité et puissance. Des mots qui plongent au creux de l’intime, qui brisent les silences, qui éclatent en lumières. Des mots qui roulent et déroulent au creux du ventre. Des mots tempêtes et grandes marées. Des mots survie, dénonciation, respiration. Des mots qui s’élancent, se fracassent, se retirent et reviennent encore. Reviennent toujours. Et sous la surface, quelque chose qui insiste. Un mouvement, un souffle, une étincelle, un balbutiement. Quelque chose comme le goût des vagues. Alors, j’ai appris à danser sur la mer. « Et puis, doucementcomme un murmurecomme un chuchotementet moins encoreet bien moins encorela caresse du soleil sur mes lèvres glacéesle chant de l’oiseau comme une promesse de l’aubeles yeux qui se rallument se tournent vers demainet ce menton qui refuse de rester gueule en terre »