Les bienheureuses Filles de la Charité d’Arras, victimes de la Terreur à Cambrai
Abondent, à raison, les références, ouvrages relatifs au martyre des Carmélites de Compiègne, l’an 1794 sous le règne infâme de la Terreur. Bernanos, dans son Dialogue des Carmélites, a fini de peindre avec talent le sacrifice des filles de sainte Thérèse d’Avilla. Moins, ou pas connu, peu documenté dans les livres d’histoire, le sacrifice des Filles de la Charité d’Arras, guillotinées à Cambrai, sous le règne artésien du funeste Joseph Lebon, émissaire sanguinaire de Robespierre qui, à l’heure de sa jeunesse, n’a sans doute pas manqué d’admirer l’œuvre abondante des servantes des pauvres atrébates que Vincent de Paul, soi-même, avait installées en Arras cependant que la France de Louis XIV conquérait l’Artois et la Flandres, ô combien meurtries par une soldatesque aux mœurs primaires.Les Filles de la Charité, fidèles à leurs vœux, ont porté le témoignage de l’Amour de Dieu pour Son peuple éprouvé… Et parce que le martyre est semence pour le monde et pour l’Eglise… par-delà leur baptême du sang, les Filles de l’apôtre de la Charité surent féconder, pour le meilleur bien d’un peuple éprouvé, préparer l’avenir de leur Compagnie, première société apostolique que l’Empereur reconnût, conscient qu’il était, - opportuniste sans doute -, qu’il est des batailles, celle de la consolation des peuples, que la charité, seule, peut remporter.