Il serait simple de dire que Maison Mère est un livre de deuil. Il est surtout un livre de réconciliation avec la mère disparue. Un livre de pudeur et de clarté où les poèmes sont autant de clés pour ouvrir les impossibles.Ici, la poésie tient en six mots – mort, solitude, amour, maison, tristesse et prière. À partir de ceux-ci, la voix longe la frontière ultime qui sépare les vivants et les morts.« Il ne me reste plus dès lors qu’à donner le bras à ma mère morte et (…) à faire quelques pas avec elle dans son jardin » : Maison Mère est la révélation, in extrémis, d’un amour par les gestes et les mots.