Ce recueil de poésie est un carnet de croquis ouvert. Dans des observations courtes et concises, le poète suit les choses insignifiantes de l'existence et les condense en images et en réflexions. Le troisième recueil de poèmes de Werner Lutz, Die Mauern sind unterwegs / Les murs sont en marche, est paru en 1996. Le poète observe des liens de sens inattendus qui libèrent des images que nous ne connaissions pas. "Ouvrir les pierres / regarder". Un travail de rédemption avec des mots, mais sans beaucoup de mots. La brièveté, la concision et le laconisme caractérisent ses textes. Il ne s'agit pas d'une pensée cristallisée ni d'une quelconque vérité. Ce ne sont donc pas des aphorismes, même si la forme extérieure suggère la comparaison. Ses poèmes sont comme des mouvements de recherche, ils restent ouverts de tous côtés. C'est dans l'association d'éléments réflexifs et figuratifs que réside la caractéristique de ces fragments de texte dont les points de rupture restent non lissés et qui apparaissent comme les reliques d'un seul poème morcelé.Sur les 275 textes que comporte le recueil original, la traductrice en a sélectionné 78 pour convenir au format de la collection.Pourquoi grimper aux arbressi c’est pour cracher sur les nuages*Attendre tranquillementde savoircomment me dissoudre*Bien loin encore des jours plus obscursà fraterniser toujours avec mille insouciances à poursuivre ce dialogue avec l’instant*Ça ne fait rienun rire aussi peut voler en éclatsInspirer la poussière de ses propres désirs