Seconde zone humide de France, le Marais poitevin est traversé, d'est en ouest, par la Sèvre Niortaise. Ce fleuve côtier devient navigable à Niort, ville à laquelle il doit son nom, et termine sa course dans la baie de l'Aiguillon, dernier vestige de l'ancien golfe des Pictons. L'eau qui s'écoule par son cours et depuis son immense bassin-versant, est le dénominateur commun entre les différentes strates géographiques qui constituent le Marais, au-delà de la simple carte postale de la " Venise Verte ". Des anciennes îles et presqu'îles calcaires où se concentre l'essentiel des habitations, jusqu'aux portes du Marais poitevin face à la mer, la Sèvre Niortaise se fraye un chemin parmi le labyrinthe des marais mouillés, où l'eau est gérée à l'aide d'une armée de barrages et d'écluses, puis frôle les marais desséchés où elle est contrôlée grâce à des kilomètres de digues et de canaux. Chacune de ces composantes est porteuse d'un patrimoine spécifique, reflet des actions continues de l'homme