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Pouvoir monarchique et architecture en France (1515-1792)

Barbaux Nicolas
Date de parution 30/11/2025
EAN: 9782488305198
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Pendant trois siècles, de 1515 à 1792, le pouvoir monarchique français s’appuie notamment sur l’architecture et l’urbanisme pour renforcer sa puissance et façonner la société. L’espace construit devient un outil de domination, un langage politique et... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
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ÉditeurPU RHIN DANUBE
Nombre de pages128
Langue du livreFrançais
AuteurBarbaux Nicolas
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution30/11/2025
Poids240 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)0,90 x 16,00 x 24,00 cm
Pendant trois siècles, de 1515 à 1792, le pouvoir monarchique français s’appuie notamment sur l’architecture et l’urbanisme pour renforcer sa puissance et façonner la société. L’espace construit devient un outil de domination, un langage politique et symbolique au service de la monarchie. Les châteaux de la Renaissance, comme Chambord ou Fontainebleau, illustrent la volonté des rois d’exprimer leur prestige à travers l’art et les formes nouvelles venues d’Italie. Ensuite, avec Louis XIV, l’architecture atteint son apogée politique : Versailles concentre l’autorité royale, organisant l’espace autour du souverain et attirant la noblesse dans une cour domestiquée. L’urbanisme des places royales (comme la place des Vosges et la place Vendôme à Paris) manifeste également le pouvoir dans la ville, rendant visible la présence du monarque au cœur de la vie urbaine. L’architecture religieuse, comme les églises baroques, accompagne cette démonstration en inscrivant la monarchie dans une dimension sacrée.Au XVIIIe siècle, la ville devient un territoire de réforme. Les rois cherchent à rationaliser l’espace urbain par des percées, des embellissements et diverses institutions (écoles, hôpitaux) qui traduisent une nouvelle conception du rôle du souverain soucieux de l’ordre et du bien-être. Toutefois, cette instrumentalisation de l’espace rencontre aussi des limites : les critiques des Lumières, l’exclusion d’une partie de la population des projets urbanistiques et les tensions sociales fragilisent le discours monarchique. La Révolution française met fin à cette logique d’expression spatiale du pouvoir, réinventant la symbolique urbaine et architecturale au profit de nouveaux enjeux républicains.Ainsi, de 1515 à 1792, l’architecture et l’urbanisme ne furent pas de simples cadres de vie mais des instruments de pouvoir, révélant les ambitions, les stratégies mais aussi les contradictions de la monarchie française.