Mon avocat, M. Schwartz, qui n'est pas un sentimental, m'a averti : Si nous avons de la chance, nous prendrons douze ans ! À croire qu'il va m'accompagner en prison. Et de se lamenter une fois de plus.Si seulement nous pouvions faire passer la thèse du crime passionnel !Son ton et son regard ouvertement rancuniers en disaient long. Il avait manifestement affaire à un client idiot, qui n'avait eu de cesse de lui mettre les bâtons dans les roues.