Comment les gens vivent-ils lorsque la vie leur laisse très peu de marge de manœuvre ? Ce que Lukas Pairon nomme fatalisme positif ne se comprend ni par la désespérance, ni par l’optimisme, mais par l’art discret de vivre dans l’incertitude. S’appuyant sur un engagement de longue date auprès de musiciens et de projets musico-sociaux à Kinshasa, il explore comment les individus et les groupes apprennent à vivre avec des contraintes sans renoncer à leur dignité, à leur capacité d’agir ou à la qualité de leur présence au monde.Oscillant entre portraits ethnographiques, réflexion conceptuelle et dialogue critique, L’art du fatalisme positif offre un outil pour scruter, nommer et admirer les mille manières qu’inventent les humains pour ne pas renoncer. Lukas Pairon, universitaire et praticien belge, combine création musicale, pratique sociale et recherche. Il a fondé Ictus, le Music Fund et le SIMM, et initié la Chaire Jonet à l’Université de Gand.Préface de Hartmut Rosa et Olivier Hamant Postfaces de Philémon Mukendi et Manda Tchebwa