Le poète « cachotier des manques » évoque avec nostalgie le temps béni d’avant les réseaux dits sociaux, le temps où les réseaux étaient « des poignées de mains qui aujourd’hui se comptent sur le bout des doigts ».Mais ne le dites à personne ... C’était un temps de mots, un temps de paix ...Aujourd’hui, « que dire d’un vers irrégulier quand est régulier le sang des hommes ? »Aujourd’hui, la liberté de dire est en péril : « on a rangé la phrase de peur de la perdre, de peur de la jeter en prison »Il y a quelque chose à faire et il faut le dire à tout le monde :« j’étais assis parmi eux / je meurs parfois parmi vous /mais tôt / le matin / chante parfois / l’oiseau ultime / il insiste un peu / sur la note un jour / il sera / sauveur / ou / victime / il n’en sait rien / il ne peut le dire / à personne / il y a / quelque chose / à faire / dites-le à tout le monde »