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État, droits et religions

Guglielmi Gilles J.
Date de parution 08/09/2026
EAN: 9782376510864
Disponibilité A paraître: 08/09/2026
À partir des révolutions américaine et française, les liens séculaires qui unissaient l'État et la religion furent brisés. Du jour où la souveraineté passa au peuple, l'État dut abandonner la religion pour se faire obéir et ne plus compter que sur le... Voir la description complète
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ÉditeurPANTHEON ASSAS
Nombre de pages450
Langue du livreFrançais
AuteurGuglielmi Gilles J.
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution08/09/2026
Poids-
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)-
À partir des révolutions américaine et française, les liens séculaires qui unissaient l'État et la religion furent brisés. Du jour où la souveraineté passa au peuple, l'État dut abandonner la religion pour se faire obéir et ne plus compter que sur les processus démocratiques, le lien politique étant désormais consensuel, volontaire, et non plus religieux, subi. Aujourd'hui, le principe de séparation entre l'État et la religion « est au fondement de toutes les démocraties, même si les formes concrètes ne sont pas les mêmes » (D. Schnapper). Il n'est plus nécessaire de croire pour former une association politique pas plus qu'il n'est nécessaire de croire pour appartenir à la communauté des citoyens. Le lien social n'est plus religieux, le lien politique n'est plus de nature fiduciaire (C. Kintzler). La communauté des citoyens n'est plus fondée sur la foi, mais sur la raison commune à tous les êtres humains.De leur côté, les religions, privées du soutien que l'État leur apportait, se retrouvent en concurrence pour entretenir la foi des fidèles, peser sur leur vision du monde et maintenir ou accroître leur influence sur la société. Une police des religions s'avère non seulement utile, mais nécessaire. Il faut que « les lois exigent de ces diverses religions, non seulement qu'elles ne troublent pas l'État, mais aussi qu'elles ne se troublent pas entre elles » (Montesquieu). L'intervention de l'État est donc inévitable, mais là où l'Etat et la religion sont séparés, elle doit être menée dans le respect d'une politique de stricte neutralité qui traite l'irréligion comme toutes les religions sans préférences pour l'une, sans discriminations pour les autres.