Ce volume rassemble les interventions présentées lors de la Troisième Journée de la passe, qui portait sur la question du « premier témoignage ». Elle s’est déclinée en deux parties qui se répondent.La première donne la parole à deux Analystes de l’École récemment nommées, qui témoignent de leur analyse et de sa fin. Attendu comme « l’heure de vérité », ledit « premier témoignage » a un statut particulier : c’est la première fois que l’AE parle publiquement de son analyse et de sa passe, dans un contexte d’École.La deuxième partie aborde le témoignage en prenant du recul. À l’invitation de Jacques-Alain Miller, dix anciens AE ont fait retour sur leur premier témoignage pour en faire le making of et nous ouvrir les coulisses de sa fabrication. Dans ce volume, les deux textes se suivent. Bien plus que la révélation d’un dernier mot, c’est l’écart, le décalage, le gap qui apparaissent sous différentes formes dans ces relectures, chacune dans un style singulier.Lacan a souligné le caractère fictionnel de la narration de passe.Cet ouvrage nous éclaire sur le fait que la vérité ne peut se dire toute, mais qu’en analyse on ne se raconte pas des histoires à propos de n’importe quoi. « Tout est histoires, excepté le trou » (J.-A. Miller, p. 213)