Oh, faire renaître ce qui n’est plus,Ces quelques rimes qui n’étaient plusLes rallumer en cet instant,Fragile magie d’un autre temps,Oh ranimer juste quelque peuCe qui jadis chantait en soi,Ce feu de l’âme longtemps éteint,Ces cendres froides et toutes blanchies,Laissées pour compte et refroidies.Que se raniment, oui, corps et âme,Ces quelques flammes toutes balbutiantes,Ces quelques lettres déjà chantantes,Ces quelques formes comme renaissantDansant leurs vies toutes éphémères,Toutes habillées de la Terre-Mère,Ô profiter à cœur perduDe tout ce qui passe et meurt en bas,De notre corps comme alluméEt se mourant d’éternité.