Poème d'amour avec ventilateur au plafondNous sommes les ailes métalliques d'un vieux ventilateur.La vis qui nous a suspendus au plafond se rappellela langue du tournevis vrillant ses lèvreset le grognement du béton au moment de pénétrer.Au bout de la pièce la radio est allumée et sur l'échelle des sonsgrimpent les mots comme des ouvriers musclés.Quelqu'un chante : si t'aimer est une erreur,je ne veux pas avoir raison.