Algorithmes affectifs et raisonnements mathématiques, recettes de consolation, vitesse d’une voiture traversant la nuit, robots parlants et animaux marins?: toustes circulent dans cet espace fragile, tendu entre distance et proximité. Journal éparpillé, galerie de gestes et de paroles collectés, Égal infini avance comme le refrain enfantin «?marabout, bout de ficelle...?». Chaque motif relance le précédent et le récit se fait, se défait sans cesse, laissant à chacun·e la liberté d’y tracer son propre chemin. Égal infini tente de fixer l’éphémère. Une archive de contacts où gestes minuscules, phrases en suspens et rendez-vous quelconques deviennent autant de manières de dire «?vous?» et de saisir le mouvement des relations.