La France des bravaches et des humiliés (volume 6)
Durant près de neuf mois, ceux de la « Drôle de Guerre » (ou « guerre assoupie », d’ailleurs pas pour tout le monde), le désastre français s’annonce, qui est encore évitable. L’Armée polonaise est balayée en une quinzaine de jours de combats, le reste n’étant que nettoyage de poches de résistance. Les atrocités commises par des soldats allemands ne sont que la réponse aux atrocités commises par des Polonais sur des Allemands vivant en Pologne et des prisonniers de guerre : c’est une notion trop peu répercutée par l’historiographie consensuelle. Comme prévu, les forces de Terre, de Mer et de l’Air françaises et britanniques n’ont rien pu faire d’utile pour aider les Polonais.Fin novembre 1939, les Soviétiques réclament au gouvernement finnois des terres peuplées majoritairement de Russes, ce qui est légitime, et des bases militaires en zones finlandaises, ce qui ne l’est pas. Les Alliés Occidentaux poussent les Finlandais à résister et ne font rien pour les aider. Au vu du rapport de forces, Adolf Hitler conseille aux Finnois de céder, puis leur expédie discrètement des armes récupérées en Pologne. S’ensuit une guerre très meurtrière de 4 mois, où l’Armée Rouge subit une première défaite très prévisible : attaquer en hiver près du Grand Nord est une pure sottise et les généraux formés par Toukhatchevski sont lamentables. Dès qu’arrivent un vrai chef, Semion Timochenko, et l’amélioration des conditions climatiques, l’Armée finlandaise est laminée en six semaines. Cette Guerre d’Hiver excite les convoitises impérialistes à Londres, étant l’alibi parfait pour conquérir puis exploiter les mines du Nord de la Suède ainsi que les ports atlantiques de Norvège, libres de glace toute l’année. Des indiscrétions à Londres et à Paris permettent au Führer de coiffer d’une journée, le 9 avril 1940, l’invasion franco-polono-britannique.Suit une campagne très peu meurtrière, durant laquelle les canons de la Royal Navy pulvérisent les ports norvégiens. Les Alliés, se battant à 5 hommes contre 1, prennent fin mai les ruines de Narvik, pour les abandonner quelques jours plus tard. Nul n’a compris sur le moment que la victoire est en fait revenue à la Luftwaffe, ce qui annonce en partie la Campagne de l’Ouest.Or le désastre de l’Ouest aurait pu être évité. Il suffisait de prendre conscience du Blitzkrieg mené en Pologne et d’accepter la proposition de paix d’Adolf Hitler, du 6 octobre 1939. Les politiciens fanatisés de Londres et de Paris ont préféré obéir aux hurlements des lobbyistes de la haine envieuse et suivre les conseils bellicistes du Machiavel de Washington.