Ce livre analyse l’influence des pratiques néopatrimonialistes sur l’accès au pouvoir dans les institutions politiques du Sud-Kivu (RDC). Il montre que, malgré un cadre constitutionnel fondé sur l’égalité et la méritocratie, les nominations et les élections restent largement marquées par le clientélisme, le népotisme, la corruption et les logiques ethniques.À partir du cas du Sud-Kivu, l’ouvrage met en évidence le rôle des réseaux de patronage, des mutualités ethniques, des autorités morales et des partis politiques dans la désignation des dirigeants provinciaux. Il conclut que le néopatrimonialisme constitue un obstacle à la bonne gouvernance, à la stabilité institutionnelle et au développement, et plaide pour des réformes fondées sur l’État de droit, la redevabilité et la compétence.