Au-delà des comportements individuels problématiques (délits, crimes), il est aujourd’hui central d’étudier les structures susceptibles d’encourager — et parfois même d’institutionnaliser — les déviances. Qu’est-ce qu’une organisation déviante, comment le devient-elle et peut-elle évoluer vers des formes criminelles?? Les recherches présentées ici apportent des éléments de réponse, en se positionnant sur des théories et/ou des terrains, en France et à l’international. Ces travaux construits sur des objets sensibles, s’inscrivent délibérément dans l’interdisciplinarité (sciences de gestion, science politique, sociologie, psychologie et anthropologie sociale). Cependant, en s’intéressant à des sujets à impact — voire brûlants?! — tels que le blanchiment d’argent, la criminalité en col blanc, le trafic de devises, les cyber-délinquants, les lanceurs d’alerte, l’art en prison, ou encore la déviance dans l’enseignement supérieur, les auteurs in fine se reposent sur le socle conceptuel de la criminologie, «?carrefour?» disciplinaire, qui relie le droit aux autres champs de savoir constitutifs de cet ouvrage.