Processus de stolonisation des arts plastiques aux arts vivants
À la croisée des études théâtrales et de l’histoire de l’art, cette thèse explore les réseaux d’artistes qui se sont constitués dans la Caraïbe durant la période dite de « décolonisation », dans les deux décennies qui ont jalonné les Indépendances. Tant dans le domaine des arts plastiques que des arts du spectacle, se ramifiaient des liens entre peintres, sculpteurs, comédiens, musiciens, dramaturges, metteurs en scène. Cette étude jette des ponts entre Amériques, Europe, Asie et Afrique. L’analyse se resserre sur le maillage artistique martiniquais et tente d’en identifier les circulations. Selon le principe réseautique se structure un processus de reproduction et d’enracinement, qui est ici décrypté à travers un concept tiré de la botanique : la stolonisation. Cette approche transversale, des arts martiniquais tissant leurs réseaux, se veut autant d’histoire de l’art, de philosophie de l’art, que de sociologie.