Et l'Automne s'annonce, apportant en offrande L'étalage de ses chatoyantes merveilles Et n'accède au sursis que l'été lui quémande Qu'en cédant un rayon de son bronze doré. Car la demi-saison est d'humeur bien marchande, Prête et emprunte à souhait pour mieux se présenter ; Mais quand arrive enfin son vrai moment de gloire, Parée des mille feux de sa maturité, De sa main veloutée, surveillant son miroir, Ordonne à son amant d'allumer l'étincelle Qui grâvera son nom dans toutes les mémoires.Chant Métaphorique, « Automne », 5-15 Intégralement composée en vers alexandrins disposés en tercets, cette création de mille vers chante la nature et l’homme avec poésie, fantaisie et humour à travers une déclinaison des quatre saisons en cinq modes : romantique, métaphorique, philosophique, satirique et autobiographique. Introduite par une présentation à rime unique, et conclue par quatre sonnets classiques dédiés à chacune des saisons, La composition mêle lyrisme et humorisme.