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Mégères et vamps face caméra

Bléger Anne, Tsikounas Myriam
Date de parution 03/09/2026
EAN: 9782336520995
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
Depuis la Première Guerre mondiale, et le succès d’Irma Vep, l’héroïne machiavélique des Vampires (1915-1916) de Louis Feuillade, interprétée par Musidora, les personnages de femmes violentes se sont diversifiés dans le cinéma français des années 192... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurL'HARMATTAN
Nombre de pages332
Langue du livreFrançais
AuteurBléger Anne, Tsikounas Myriam
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution03/09/2026
Poids503 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)1,80 x 15,50 x 24,00 cm
La violence féminine dans le cinéma français (1914-1929)
Depuis la Première Guerre mondiale, et le succès d’Irma Vep, l’héroïne machiavélique des Vampires (1915-1916) de Louis Feuillade, interprétée par Musidora, les personnages de femmes violentes se sont diversifiés dans le cinéma français des années 1920. Influencées par les faits divers, la peinture, les contes et la littérature, les représentations cinématographiques de la violence féminine ont évolué, entre 1914 et 1929, au rythme des mutations de la société, des trouvailles esthétiques, des progrès techniques et des vedettes en vogue. À partir d’une analyse comparée d’actes violents commis par les représentants des deux sexes, l’autrice tente de déterminer si les images cinématographiques, produites par une société marquée par quatre années de guerre, révèlent des stéréotypes de genre. À chaque type de violence correspond un profil d’actrice particulier, choisi par le cinéaste, révélateur du regard porté sur l’acte brutal et son contexte. Les mégères, marâtres, infanticides, vamps, révolutionnaires et reines terribles sont des alternatives au rôle d’ingénue qui enrichissent le répertoire d’emplois des comédiennes, leurs compétences et offrent aux spectatrices des modèles inspirants. La violence des héroïnes et anonymes, majoritairement filmée par des hommes dans une jeune industrie cinématographique qui, déjà, laisse peu de place aux femmes aux postes de direction, semble révéler les peurs masculines face à l’émancipation féminine durant l’entre-deux-guerres.