Un 6 retourne devient un 9. Et c'est précisément ce qui les rend si difficiles à distinguer.A chaque page du chemin biblique, Satan présente un 6 : une oeuvre, une institution, une religion, une assurance, qui ressemble si parfaitement a un 9 qu'on ne voit plus la différence. Christ, lui, donne le 9 véritable : la vie reçue, là ou l'homme voulait fabriquer.Depuis Babel, l'homme empile son 6. Une tour pour atteindre le ciel, un roi pour remplacer la confiance, une idole pour rendre Dieu disponible, un sanctuaire pour s'approprier le sacré, un temple glorieux pendant que son coeur se vide. Cinq chantiers de la peur. Un seul réflexe sous des matériaux différents : traiter au-dehors ce qui ne peut être guéri qu'au-dedans.Puis viennent les sept lettres de l'Apocalypse. Le Christ y refait dans le corps de son Epouse exactement ce que le Père avait fait dans la création. Sept jours pour faire le monde. Sept lettres pour faire l'Epouse. Sept fois, le 6 et le 9 se renversent jusqu'à ce que deux voix, à la fin, prononcent ensemble la même parole :"L'Esprit et l'Epouse disent : Viens."Dans la continuité de Combat de la foi, ce livre suit cette traversée à voix basse. Il ne dénonce pas l'Eglise. Il regarde ce qui en elle attend encore d'être délié, comme Lazare au sortir du tombeau, à qui Christ dit : "Déliez-le, et laissez-le aller."Alors, jointure par jointure, la vie commence à passer.Et la vie circule.