Dans Rimes familières, Camille Saint-Saens réunit un ensemble de poèmes ou se mêlent souvenirs, portraits, meditations et jeux de forme. Le recueil s'ouvre sur un «Prelude» adresse a un ami, ou le narrateur raconte comment la Poésie s'impose a lui comme une «Lyre» dont il devient le prisonnier. Viennent ensuite des pieces en strophes : tableaux de nature («La libellule»), confidences ironiques («Mea culpa»), hommages et conseils en vers a des proches ou a des artistes. Les poèmes alternent légèretés familières, satire, élan lyrique et réflexion sur le temps, la gloire, l'amitié, l'amour ou la mort («Les heures», «Mors», «Le pays merveilleux»). Une section «Sonnets» poursuit cette variété, puis «Poesies diverses» élargit encore les themes, des voyages reveries ou racontes («Cadix», «Le Japon») aux meditations sur l'art («La statue», «L'arbre»). Le volume se clot enfin sur «Botriocephale», «bouffonnerie antique» en trois scenes, ou le dialogue dramatique prolonge l'esprit de fantaisie et de pointe du recueil.