Le 24 Mai 1769, le jeune officier Amyot d’Archer écrit à son jeune cousin Louis d’Artière depuis le camp de Merusaglia de Rustinu. Dans cette lettre il vente les exploits de sa troupe, lors d’affrontements contre les rebelles Corses, en particulier dans la région du Nebbiu et jusqu’à Murato.Cette missive reflète-t-elle la réalité des faits ou est-elle le fruit de l’imagination fertile de ce soldat Français ?Ce roman ne vise pas à y répondre. Seul l’intéresse Murato et ses habitants pris dans la tourmente de L’Histoire.À Murato, village stratégique du haut Nebbiu où Pascal Paoli a établi ses présides, l’arrivée menaçante des troupes françaises perturbe profondément la vie des habitants. Ghjiseppu, Cécilia, Maria-Aurélia et Carlotta se retrouvent malgré eux au cœur des événements. Erasmu, fidèle moine franciscain, et le père Eugénio seront de ceux que les exactions de l’armée française crucifieront sur l’autel de la barbarie.Cependant, il ne faut jamais sous-estimer l’abnégation de l’adversaire qui, en l’occurrence, mû par l’esprit de vendetta, fera payer cher aux soldats français la férocité de quelques-uns.