Traitement en cours...

Revue Droit et Littérature N°10-2026

Collectif
Date de parution 15/09/2026
EAN: 9782275164595
Disponibilité A paraître: 15/09/2026
Le dossier du numéro 10 de la Revue Droit et Littérature prendra pour sujet de réflexion le statut des femmes et les changements intervenus depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à ces dernières années avec l'apparition de nouvelles problématiques (... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
Common books attribute
ÉditeurLGDJ
Nombre de pages-
Langue du livreFrançais
AuteurCollectif
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution15/09/2026
Poids-
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)-
Femmes, droits humains et littérature
Le dossier du numéro 10 de la Revue Droit et Littérature prendra pour sujet de réflexion le statut des femmes et les changements intervenus depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'à ces dernières années avec l'apparition de nouvelles problématiques (le mariage entre personnes de même sexe, le viol conjugal, la prise en compte de maladies féminines comme l'endométriose dans le droit du travail, la PMA, etc.).Il s'agira d'explorer la manière dont les récits de fiction prennent en charge la représentation des droits des femmes des années cinquante à aujourd'hui et l'évolution de la législation qui va de pair avec une libération de la parole sur des thèmes jusqu'alors tabou tel l'inceste. De 2020 à 2025, par exemple, de nombreux combats féministes des années soixante-dix font l'objet de relectures et d'une réévaluation.Mais il s'agit aussi de questionner le statut des femmes comme plaignantes, l'audience donnée (ou refusée) à leurs paroles, leur statut de partie civile et la perception de leur situation au regard de l'institution judiciaire (Anne Bouillon : 2024). Ce questionnement pourra porter sur d'autres aires géographiques que la France ou même l'Europe. Ainsi, l'impunité du féminicide (au Mexique notamment) et les effets qui en résultent (multiplication de zones de non-droit, désaffection des tribunaux, recours aux vengeances personnelles ou au contraire mobilisations féministes collectives) pourront être questionnés.Parfois un livre a ouvert une réflexion collective de nature juridique sur le statut des femmes (délais de prescription d'un crime, outils de prévention) ; ainsi la CIIVISE fut créée après l'autobiographie choc de Camille Kouchner La Familia grande. On peut alors parler de droit par la littérature. D'autres cas de ce type seraient pertinents à analyser dans le cadre de ce numéro. Mais les femmes peuvent aussi tuer ou oeuvrer dans des organisations criminelles (Milka Kahn, Anne Véron : 2015) ; quel est leur sort judiciaire dans ce cas de figure ? La sévérité des tribunaux pour les crimes privés contraste avec l'indulgence de ceux-ci lorsque les femmes sont engagées dans des groupes criminels dirigés par les hommes. Doit-on s'en féliciter ? Cela ne signifie-t-il pas qu'elles ne sont pas considérées comme des sujets politiques mais vues comme dénuées de libre arbitre ? Enfin, qu'en est-il de la présence des femmes dans les instances judiciaires ? Longtemps cantonnées au rôle de greffières, elles conquièrent peu à peu ce bastion masculin qu'est la magistrature. Le manque de documentaires ou de récits de fiction qui recueillent leur expérience est très éloquent, même si la littérature commence à s'en emparer (Karine Tuil : 2019). Seules quelques biographies émergent et témoignent des difficultés à donner audience à ces femmes (Gwenola Joly-Coz : 2023). Désormais l'ENM enregistrant 80 % de candidatures féminines, un point de basculement vers une justice faite « par des femmes pour des femmes » est-il atteint ? Seront privilégiées les communications qui analysent conjointement un point de droit et un ou plusieurs ouvrages de fiction ou documentaires. La littérature sera mise à contribution mais le cinéma peut aussi constituer une source de réflexion sur le droit des femmes, ou la manière dont elles sont perçues, victimes ou prévenues.