« Après l’effondrement du 7 janvier, j’ai dû fouiller dans la somme de mes gravats mentaux. Pendant plusieurs années je me suis assis au bord de ce moi pulvérisé à contempler le moindre caillou. À envisager de refonder le tout. Je ne sais pas comment j’ai pu me reconstruire au fond, mais c’est dans l’exploration méticuleuse de ma personnalité à terre que j’ai finalement réussi. J’ai commencé à devenir le dessinateur que je suis désormais lorsque j’ai compris que je n’étais plus en ruine, mais en chantier. Alors forcément Beaubourg en reconstruction…Écrire évidemment.Mais dessiner aussi.Puisque le dessin a toujours été là pour me soutenir. »