Près de 400 textes rassemblés dans ce vomlume : l'intégrale des chansons de Jean-Louis Murat enregistrées sous son nom ainsi qu'une sélection de paroles écrites pour d'autres. Préface de Yannick Haenel Postface d'Éric Reinhardt Du 45 tours Suicidez-vous le peuple est mort (1981) aux dernières chansons écrites juste avant sa disparition brutale en 2023 à l'âge de 71 ans, Jean-Louis Murat aura bâti une œuvre ample et singulière, éminemment poétique. Ce volume rassemble près de 400 textes : l'intégrale des chansons enregistrées sous son nom ainsi qu'une sélection de paroles écrites pour d'autres. " C'est une nuit d'avril, en 1989, un samedi, je regarde la télé. Un drôle de type est interviewé, voix douce et regard bleu ; charme étrange, au bord du malaise : il semble à la fois gêné et insolent. Il parle de Clermont-Ferrand, de son grand-père paysan, de codéine et de dépression ; d'une chanson qu'il a écrite quelques années plus tôt et qui a fait scandale : "Suicidez-vous, le peuple est mort'. On lui demande quelle serait pour lui la pire des infirmités : "Être incapable d'aimer', répond-il. Et s'il était une arme ? "À double tranchant'. La plus belle des choses ? Il cite Nietzsche : "Épargner la honte à quelqu'un'. " Extrait de la préface de Yannick Haenel " Il avait l'irrévérence et l'ironie des rêveurs, la violence des vrais idéalistes, il était de ceux que l'époque ou la réalité ne peuvent trahir ou décevoir impunément. " Extrait de la postface d'Éric Reinhardt