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Philosopher sans viande

Pradeau Jean-François, Pradeau Jean-François
Date de parution 12/03/2026
EAN: 9782130881216
Disponibilité Disponible chez l'éditeur
La philosophie comme bonne santéDepuis Pythagore, au VIe s. av. J.-C., jusqu’aux derniers penseurs païens de l’Antiquité tardive, aux Ve et VIe s. apr. J.-C., la tradition philosophique qui se réclamait de Pythagore et de Platon a défendu « l’abstine... Voir la description complète
Nom d'attributValeur d'attribut
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ÉditeurPUF
Nombre de pages208
Langue du livreFrançais
AuteurPradeau Jean-François, Pradeau Jean-François
FormatPaperback / softback
Type de produitLivre
Date de parution12/03/2026
Poids228 g
Dimensions (épaisseur x largeur x hauteur)1,80 x 12,40 x 19,00 cm
L’abstinence de la chair selon les philosophes anciens
La philosophie comme bonne santéDepuis Pythagore, au VIe s. av. J.-C., jusqu’aux derniers penseurs païens de l’Antiquité tardive, aux Ve et VIe s. apr. J.-C., la tradition philosophique qui se réclamait de Pythagore et de Platon a défendu « l’abstinence de la consommation de la chair », c’est-à-dire l’interdiction de tuer des animaux et de les manger. Les raisons de cet interdit étaient multiples : ces philosophes tenaient l’âme pour immortelle, et l’animal dévoré pouvait avoir en lui l’âme d’un défunt humain, et peut-être même d’un parent ; les animaux, parce qu’ils sont des vivants comme nous, sont des êtres animés envers lesquels nous avons une obligation de justice et de bienveillance ; notre hygiène de vie, enfin, gagne considérablement à s’abstenir de la viande, qui est une nourriture souvent malsaine dont nous pouvons nous passer. La seule et véritable raison qui pousse les hommes à tuer et dévorer d’autres vivants tient à un dérèglement moral et au plaisir maladif que nous prenons au « carnage » du vivant. Pour mettre fin à ce dérèglement, Platon et les platoniciens de l’Antiquité vont prescrire un remède, l’abstinence de la chair, qui n’était rien d’autre pour eux que la philosophie elle-même.