Entièrement situé dans la maison de son père, Avalanche d’Andrew D. McClees se déploie dans une atmosphère de claustrophobie nocturne,où des photographies aux cadrages serrés transforment des intérieurs ordinaires en un paysage psychologique fragmenté.Retournant dans la maison qu’il a quittée après l’adolescence, McClees puise dans des souvenirs d’isolement, de négligence et dedépersonnalisation sans jamais basculer dans une autobiographie directe. Par la construction visuelle, il abstrait l’espace domestique en unenvironnement immersif où la réalité et la fabrication se dissolvent l’une dans l’autre, créant un monde intérieur qui fonctionne moins commeun document que comme un lieu de confrontation et de rejeu psychologique. Le spectateur est à son tour entraîné dans ce terrain instable,naviguant entre familiarité et étrangeté, où des pièces apparemment ordinaires cèdent peu à peu la place à une tension latente.Imprimées avec une encre argentée sur papier noir, les photographies semblent exsuder une lueur intérieure, renforçant l’atmosphère irréelledu livre et son sentiment troublant de désorientation