Dans Au nom de la volupté je chante, le poète roumain Lauren?iu-Ciprian Tudor propose une poésie ample et méditative où l’amour, la mémoire et la sensualité cherchent à préserver un accord fragile avec le monde.À travers vingt poèmes traduits du roumain par Simona Ferrante et accompagnés des photographies de Madalina Munteanu, le livre explore différentes formes du sentiment amoureux. L’amour y apparaît à la fois comme désir, contemplation et expérience intérieure. Débarrassé de toute brutalité, il devient regard, attente, lenteur, une manière d’habiter le temps et la présence de l’autre.Dans ces pages, les corps féminins se transforment en paysages – deltas, jardins, mers, saisons – tandis que la musique, notamment celle de Bach, traverse le recueil comme une structure invisible, un modèle d’équilibre entre rigueur et émotion.Entre poésie, image et musique, le livre compose un espace sensible où le quotidien – un café du matin, la pluie, la mer Égée, une femme sortant du bain – devient un lieu d’accord provisoire entre le désir et le monde.La nostalgie qui traverse ces poèmes n’est jamais sentimentale : elle est une manière active de préserver la beauté et de construire un espace intérieur où la mémoire peut encore habiter.Au nom de la volupté je chante est ainsi une méditation poétique sur la fragilité du bonheur et sur l’urgence douce d’aimer, de regarder et d’écrire maintenant.