À Strasbourg, les campements sauvages des personnes sans abri sont souvent bien visibles. Après chaque démantèlement, ils finissent par réapparaître, ailleurs ou au même endroit. Au rythme des expulsions successives, on retrouve parfois les mêmes visages sous de nouvelles tentes. Pourtant, l’État est censé fournir un hébergement à toutes les personnes qui le demandent. Mais de plus en plus, il assume renoncer à cette obligation légale, laissant des familles, des malades, des personnes isolées, en errance dans la rue. Rue89 Strasbourg décrypte les conséquences de ce phénomène dans la ville.