Premiers Résistants français
Juin 1940. La France s’effondre. Beaucoup renoncent.Certains, pourtant, refusent de plier.Au château de Laroque, en Dordogne, Louis de La Bardonnie, viticulteur périgourdin au tempérament fougueux, refuse la défaite. Dès les premiers jours de l’Occupation, il choisit la clandestinité et fonde l’un des tout premiers réseaux français de renseignements au service de la France Libre, embryon du futur réseau CND-Castille. Le 17 mars 1941, la première radio transmission entre la France Libre et Londres est réalisée depuis sa propriété.Très vite, la traque commence. Arrêté en novembre 1941, il échappe à plusieurs mois de captivité grâce à une audacieuse mise en scène de sa famille et grâce à la loyauté d’un ami qui endosse l’essentiel des charges contre lui. Le 16 février 1944, arrêté en gare de Vierzon, il ne doit sa survie qu’à un affrontement désespéré avec le soldat allemand qui le conduit à la Kommandantur. Sa tête est alors mise à prix pour un million de francs. Activement recherché, il garde sur lui une capsule de cyanure.À ses côtés, Denise et leurs enfants participent eux aussi à cette lutte clandestine.Du 12 au 15 mai 1947, le général de Gaulle séjourne à Laroque. Il dira être revenu « aux sources de la France Libre ».À partir d’archives inédites, Anne-Sophie du Doignon retrace l’histoire bouleversante d’un couple et d’une famille parmi les premiers à entrer en Résistance.