Comité d’action des prisonniers, 1972-1980
En 1972, partout en France, des prisonniers montent sur les toits crier qu'ils refusent «Â d'être jusqu'à leur mort des numéros silencieux et soumis ». Ils s'organisent en comité d'action des prisonniers (CAP) et créent un journal dans lequel ils dénoncent les conditions de détention, les quartiers de haute sécurité, la peine de mort... Pendant plusieurs années, le journal rencontre une large audience dans et hors les murs. Crever le silence est une plongée dans ces lettres rageuses, récits de révoltes et débats enflammés : les « délinquants » y élaborent un point de vue rare qui remet en cause l'existence même de la prison et de la justice, faisant du CAP une aventure politique essentielle.