Ce que le débat fiscal oublie de mesurer
« Le capital est sous-taxé. Il suffirait de le taxer davantage pour soulager le travail. » L'argument est partout. Il repose pourtant sur une comparaison tronquée. Lorsqu'on suit le rendement du capital jusqu'au pouvoir d'achat réellement conservé -- après impôt des sociétés, précompte mobilier, taxes patrimoniales, frais, inflation et droits de succession -- il n'en subsiste qu'une fraction.Ce livre ne défend pas les plus fortunés. Il montre que la fiscalité du capital touche aussi ceux qui cherchent encore à se constituer un patrimoine par l'épargne et l'investissement.À partir du cas belge, les auteurs éclairent un débat européen : peut-on vraiment alléger le travail en chargeant toujours davantage le capital, sans interroger le niveau de la dépense publique ?