Comment les enfants, les adolescents et les étudiants acquièrent-ils des formes de ce que l'on peut appeler un capital spatial : la capacité à développer une aisance dans l'appropriation du monde extérieur et à expérimenter des formes d'apprentissages hors des murs de l'école ou de l'université ?Pour répondre, enseignants et enseignantes du primaire, du secondaire et de l'université, associatifs, artistes, urbanistes, éducateurs et chercheurs livrent ici leurs expériences d'enseignement et la manière dont ils et elles se sont saisies du territoire comme objet d'apprentissages. Car les liens entre spatialités et éducation sont relativement peu abordés en géographie et restent marginaux dans les sciences de l'éducation alors qu'ils semblent essentiels pour comprendre la genèse et la perpétuation des inégalités, au sein de l'école comme à l'extérieur. Le livre invite ainsi, tout à la fois, à renouveler les pratiques d'enseignement, à considérer la manière dont chacune et chacune s'approprie son territoire, à proposer une géographie rénovée alliant le monde de l'éducation et son environnement. Il ouvre un champ de possibles lié à la production des savoirs. Sur le terrain, il fait germer de nouvelles alliances.