Les couleurs, les formes, les matières qui ont marqué l’histoire de l’architecture des Trente Glorieuses sont souvent celles des nombreux équipements industrialisés qui ont contribué à façonner les ambiances de cette époque. Désignés par le terme générique de « second-œuvre », ces dispositifs techniques et décoratifs ont servi à améliorer le bien-être des habitants en agrémentant les espaces du quotidien pour rendre l’architecture plus vivable, agréable et aimable. Aujourd’hui enfouis au grand jour comme des traces bien vivaces qu’on ne sait plus voir, les restes de ces installations témoignent d’un passé plein d’inventivité et d’originalité.Depuis les raisons profondes qui ont conduit l’auteurà s’intéresser à ces histoires marginales jusqu’à l’exploitation contemporaines de cet héritage encore trop souvent méprisé, ce livre fait le récit d’une lente reconquête de notre quotidien faite de rencontres humaines et matérielles.