L’objectif de l’ouvrage est d’aborder la participation sous toutes les formes et modalités, montrer que son expression multiple se décline selon les lieux où elle s’exprime. Elle peut être réparatrice, incitative, formative ou citoyenne. Elle s’attache à restaurer les liens de la vie quotidienne tout comme celles relatives aux fonctionnements des structures du médico-social. Parler de participation renvoie donc à une pluralité d’un prendre part, source d’émancipation, d’un engagement citoyen dans une démarche collective. Mais, elle peut aussi être instrumentalisée par les institutions dans le but de consolider leur légitimité. La dimension comparative proposée ouvre sur un questionnement du rapport individu – société dans un monde où les frontières ne sont plus des barrières absolues mais des espaces de passage et de transformation et qu’il faut, plus que jamais, trouver des lieux où l’autre puisse s’intégrer par la participation que ce soient pour les immigrés, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap ou les habitants d’une cité. Ce processus intégratif, inclusif est fortement lié, à l’instar du travail social, de l’intervention sociale, à l’histoire économique, sociale et politique de chaque pays, ce que les comparaisons des modalités participatives, intégratives françaises, allemandes, suisses et italiennes mettent en avant.