Industriels, consommateurs et resoonsables politiques de 1972 au tournant du XXIe siècle
À l’heure des débats d’actualité brûlants sur l’Europe et l’environnement, les enjeux politiques, économiques et sociaux autour de l’automobile sont étudiés ici sous un regard neuf.Quel a été le poids du projet européen sur le secteur automobile et celui de l’automobile sur la trajectoire de l’Europe ? L’ouvrage étudie conjointement deux enjeux au cœur des débats publics : la construction européenne et le devenir du secteur automobile à l’heure d’un triple défi – la mondialisation, la montée des enjeux environnementaux et de sécurité routière, et, enfin, l’émergence d’une Europe de plus en plus supranationale dans la lignée du traité de Maastricht (1992). Or, l’historienne montre qu’il y a comme un effet miroir dans les stratégies d’acteurs : les industriels veulent construire l’Europe pour leurs ambitions économiques, les hauts cadres européens veulent construire l’automobile pour servir leurs ambitions politiques. Entre eux, une myriade d’acteurs – gouvernements, députés, militants d’ONG, lobbies, laboratoires – tentent également de participer aux processus – parfois très formels et officiels, parfois très informels et secrets – de négociation des nouvelles réglementations (environnement, sécurité, commerce). Y a-t-il un acteur dominant dans ce qui est aussi, disons-le, un rapport de force ? L’ouvrage permet de comprendre ce qui semble bien souvent opaque – la gouvernance de l’Union européenne – tout en soulevant des questionnements forts sur le caractère démocratique et transparent de l’Union européenne.